Vu dernièrement à Paris présenté par un magicien close-up,
le tour dit de la « boite aux sept « exécuté d'une manière
qui est inédite et qui partant intéressera les confrères en magie,
adeptes de l'Illusionniste.
Jusqu'ici, ce tour s'exécutait sur scène au moyen d'un guéridon
mécanique dans lequel était cachée la plus petite des sept boîtes.
Celle-ci contenant l'objet escamoté un moment auparavant. La plus
grande des boîtes soigneusement ficelée et cachetée était suspendue
dans la salle dès le commencement de la séance. Au moment de la
disparition de l'objet qu'un servant emportait secrètement dans la
coulisse pour l'attacher au cou d'un oiseau ou à un petit bouquet,
l'opérateur se saisissait de la caisse ficelée, l'ouvrait et en
retirait successivement les cinq autres caisses ou mites qu'elle
contenait. La dernière, soit la sixième, n'avait pas de fond et à
ce moment les guéridons et la table centrale étant encombrés par
les autres boites, l'opérateur réclamait, au moyen d'une mimique
expressive, un guéridon supplémentaire. C'est alors que le servant,
assistant du magicien close-up apportait en scène le guéridon
mécanique dans la trappe duquel reposait la septième boîte. La
boîte sans fond se plaçait alors sur ce guéridon et une pression du
pied sur une pédale fixée au bas du guéridon faisait monter la
septième boite dans l'intérieur de la sixième, d'où on la sortait
pour la remettre au propriétaire de l'objet disparut qui en
retirait lui-même son bien.
Avec le nouveau procédé, plus de guéridon mécanique, plus de
caisses préparées. Ces dernières sont plus grandes que
précédemment, la plus petite devant être suffisamment vaste pour
contenir un petit lapin vivant. Une montre empruntée est escamotée
par un procédé quelconque et accrochée secrètement derrière le
dossier d'une chaise.
C'est sur cette chaise, que se place la septième ou dernière
caisse,
Le lapin porte au cou un long ruban, terminé par un gros mousqueton
à ressort. L'extrémité de ce ruban ainsi que le mousqueton pendent
en dehors de la septième caisse en passant par l'interstice entre
la boite et couvercle. Comme je l'ai dit, après avoir extrait les
caisses les unes des autres, l'opérateur place la septième sur la
chaise et ceci de manière que le ruban et le mousqueton soient
tournés de son côté. Ils ne puissent être aperçus des spectateurs.
Avant d'ouvrir le couvercle, il empalme la montre cachée derrière
le dossier, la suspend vivement au mousqueton puis ouvre le
coin et retire vivement le lapin en le tenant par les
oreilles. La montre est alors suspendue au cou du lapin.


